Auteur : Isabel Voisin

Un poète mort ou vif !

Ce 25 novembre à la Halle Saint-Pierre, Les Melting poets se sont donc (re)trouvés pour tenter d’attraper une figure de poète – mort ou vif – dans leurs filets de mots ou de notes : tout le monde était là, y compris l’inattendu… Nous avons reçu Le poète recomposé (d’Anne Peslier), le poète-bitume (d’Isabel Voisin), Le poète à bosse (de Tristan Felix) ; entendu Du dedans de ma mort (de Tristan Felix) ; assisté aux Métamorphoses du poète en lui-même (de Paul Dalmas-Alfonsi sur 4 photographies de Tristan Felix). Alain Marc est ensuite parti à sa recherche en picard avec Y es-ti ? ouvrant la voie (ou la voix comme on voudra) à un élargissement du paysage, questionnant une langue-racine, une langue-mère ou plus précisément son ombre, ses ombres, la mère elle-même et même le père, dans Tu quémandes manman et Tu rviendras ppa (entendre aussi « pas… »). Les fantômes ibères d’Isabel Voisin l’ont rejoint dans cette quête avec Idioma perdido / Langue perdue, Extranjeras / Etrangères (Textes bilingues dits en duo avec Tristan Felix) et ¿Quien sabe? / Qui sait ?, (traduit en langue imaginaire par Tristan Felix et dit en français par Anne Peslier), suivis de près par les spectres corses d’une Déploration recueillie, transmise en corse et traduite en français par Paul Dalmas-Alfonsi (accompagné de Tristan Felix, Anne Peslier, Isabel Voisin) et d’un amour d’antan de Ristori, Rivecu a nostra ghjuventu (traduit également par Paul Dalmas-alfonsi et énoncé par lui-même en corse et par Alain Marc en français). Enfin cette joyeuse danse macabre, mise en musique par Philippe Botta (saxophones, flûtes, ney) et ponctuée par le saxophone, le chant et les masques de Tristan Felix, s’est conclue sur la lecture par Alain Marc, Paul Dalmas-Alfonsi et Isabel Voisin d’un texte prémonitoire de Jean-Louis Rambour annonçant l’imminence du bonheur sur Terre Quand [enfin !] les poètes auront disparu.[1]

[1] Prémonition plus que pertinente, puisque notre régisseur Nicamy a ensuite projeté des clichés de fossiles de poètes que Tristan Felix a effectivement retrouvés sur les arbres.

OÙ RETROUVER CES DIFFÉRENTS TEXTES ?

-Le poète recomposé, Le poète-bitume, Le poète à bosse, Du dedans de ma mort, Métamorphoses du poète en lui-même, Quand les poètes auront disparu ainsi que les photographies de Tristan Felix in Le poète existe-t-il ? Spécial et dernier Hors-Série de La Passe, à commander à Tristan Felix tristanfelix@wanadoo.fr

-Y es-ti ? et Tu rviendras ppa dans les numéros 19 et 20 de la revue la Passe (même lien que ci-dessus).

-Tu quémandes manman en video sur le site de l’auteur :

http://alainmarcecriture.free.fr/poemespicardrevues.htm#tuquemandes

-Idioma perdido / Langue perdue et Extranjeras / Etrangères in la revue Cairns n°21, à commander à Patrick Joquel, Editions de la Pointe Sarène, 5 traverse de l’orée du bois, 06370 Mouans-Sartoux. (¿Quien sabe? inédit) ?http://www.patrick-joquel.com/editions/cairns-revue/

-Déploration corse en ligne in la revue Persée, « Voceru et récit », article de Paul Dalmas-Alfonsi http://www.persee.fr/doc/casla_1283-3878_2013_num_13_1_1123

– Rivecu a nostra ghjuventu, in Da a ripa ventosa, Ghiuvan Petru Ristori, Editions Sammarcelli, 2005.

MUSIQUE !

On pourra réécouter Philippe Botta dans Y’ocam, le dernier disque du groupe Hradcany qu’il a cofondé avec Serge Adam et Davi Venitucci, à commander ici http://www.quoideneufdocteur.fr/catalogue/nouveaute.html

SITES DES PROTAGONISTES

Paul Dalmas-Alfonsi, http://racines-corses.fr/art-et-culture/paul-dalmas-alfonsi-publications/

Tristan Felix, http://www.tristanfelix.fr/

Alain Marc, http://alainmarcecriture.free.fr/

Isabel Voisin, https://isabeljust.wordpress.com/

Philippe Botta, https://www.facebook.com/philippe.botta.75

Nicamy, ses films ici : https://vimeo.com/nicamy

 

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Les melting poets à la Halle St-Pierre

Les Mellting poets sont un collectif né de la rencontre entre une revue – La Passe -, un musicien – Philippe Botta – et des poètes – Paul Dalmas-Alfonsi, Tristan Felix, Alain Marc, Anne Peslier, Isabel Voisin – soucieux de faire sonner et résonner d’autres langages que le bruissement du vers ordinaire.

Dans cette première création, Les Melting poets tentent d’apporter des réponses à la question du dernier hors série de La Passe  – Le poète existe-t-il ? » –  en interrogeant et métissant leurs différentes langues : corse, espagnol, français, picard, langue imaginaire, musique…¿Quien sabe?

Melting poets 25 nov 2017

Affiche de T.Felix

http://www.hallesaintpierre.org/2017/11/08/les-melting-poets/

 

Hradcny au Connétable

Hradcany fête son 4e album : Y’OCAM les lundi 06, 13 et 20 novembre à 22h00 au Connétable (55 rue des Archives, 75003 Paris). Vendredi 17 novembre à 19h30, auditorium du conservatoire de Romainville (93).

Nouveautés CD sortie/release 17/11/2017

Certaines musiques sont faites pour la danse, vous donnent irrésistiblement des fourmis dans les jambes et vous lèvent de votre chaise. Celle de Hradcany fait bien plus : non seulement une musique à danser, mais une musique qui danse ! Un rythme qui se dédouble pendant quelques secondes, un ornement léger qui vient fleurir une fin de phrase et aussitôt se font entendre un entrechat, un saut, un tournoiement…
Du nord des Carpathes jusqu’à la Turquie, une foule de cultures musicales différentes se frôlent, s’influencent, se tournent autour… C’est à ces sources diverses que viennent s’abreuver Serge Adam, David Venitucci et Philippe Botta. Depuis quinze ans, ces trois-là réinventent ces traditions, composent en se souvenant de l’une ou de l’autre, parcourent en s’émerveillant ce croissant qui s’étend de l’Europe de l’Est aux terres ottomanes. Leur musique est donc infiniment diverse.
La couleur parfois est plus orientale, lorsque Philippe Botta abandonne ses saxophones au profit du ney, lorsque les intervalles sont un peu moins tempérés, lorsque le trio invite le daf de Francois Verly.

Ou parfois elle est plus balkanique, elle enchaine des pas asymétriques, superpose des fragments mélodiques qui se répondent d’un étage à l’autre, d’un instrument à l’autre.
La trompette ou l’accordéon assurent en alternance les basses rythmiques de l’édifice, et chacun à son tour s’envole dans un chorus virevoltant. Mais malgré la personnalité et la virtuosité des instrumentistes, c’est le son d’ensemble qu’on retient le plus : cet alliage unique et chaud, ces trois souffles qui se tressent et s’entremêlent pour donner ce bouquet qu’on reconnait.
Et quelle joie d’entrer si facilement dans un univers si compliqué ! Les changements de mesure, les tricotages virtuoses, les jongleries sonores se succèdent… et jamais on ne sent l’effort ! Cette musique si difficile à jouer se donne sans réticence et sans retenue : on y entre avec un plaisir simple et délicieux.

Yvan Amar (09-2017)

http://quoideneufdocteur.fr/catalogue/label.htm

La Passe au 27e Salon de la Revue

LA POESIE, UN ART VIVANT ?
SUS AU CONFIT D’ART ET DE POESIE ! PARTICIPEZ A  LA PASSE  encore ALIVE !!!
 Appel à belles contributions au 27e  Salon de la Revue

Sauvage La Passe 10-12 nov 2017 mini[3]

Affiche de Tristan Felix

L’intranquille à Ent’revues

POUR CE NUMÉRO 13 NOUS SERONS 13…

Jeudi 19 octobre à 18h30
ENT’REVUES invite L’INTRANQUILLE

Ent’revues : 4, avenue Marceau – 75008 Paris
(bus 72/63 – métro Alma-Marceau)

Pour accéder à la salle
porte cochère : bouton d’accès
puis escalier gauche • 1er étage

Estaciones de los muertos

Deux de mes textes bilingues paraissent ce mois-ci dans le numéro 21 de la revue Cairns de Patrick Joquel consacré au thème de « L’étranger ». A commander aux Editions de la Pointe Sarène C/O Monsieur Patrick Joquel, 5 traversée de l’orée du bois 06370 Mouans-Sartroux.

 

FRAGMENTO /EXTRAIT

 

Extranjera de ti misma / Etrangère à toi-même

en infancia ignorando / dans l’enfance ignorant

tu verdadera identidad cortada / ta véritable identité coupée

de tu comunidad / de ta communauté

 

distancia franqueada / distance franchie

con tu madre / avec ta mère

sin el mismo idioma / pas la même langue

sin los mismos conocimientos / pas les mêmes savoirs

 

vergüenza permanente / la honte constante

 […]