histoire et mémoire : le 01 mai

BLACK FRIDAY

« LE TEMPS VIENDRA OÙ NOTRE SILENCE SERA PLUS PUISSANT QUE LES VOIX QUE VOUS ÉTRANGLEZ AUJOURD’HUI », August Spies

Capture d’écran extraite du film Howerd Zinn : unne histoire populaire américaine, Du pain et des roses, Olivier Azam, Daniel Mermet, 2015

FENÊTRE SUR COUR III

Après l’incendie au quatrième étage, une fenêtre palière au double vitrage du 6e explosée : le feu ? les pompiers ? un habitant ? La cour jonchée de débris de verre, nous balayons activement pour évacuer l’angoisse de confinés qui auraient pu, sans l’intervention des secours, au mieux se retrouver à la rue, au pire, pour ceux bloqués dans l’immeuble, être asphyxiés, brûlés vifs. Nous balayons nous balayons nous balayons. Nous balayons notre peur, nous étonnant de la multitude de débris minuscules, commentant abondamment par des « il y en a encore » et des « c’est sans fin » .

Oui, encore, c’est bien cela, nous sommes encore là, nous ne sommes pas partis en morceaux, tels ces bris de verre dont le stock paraît inépuisable, dont il nous semble que nous ne parviendrons jamais à bout, sans compter les tous petits éclats qui se sont glissés-cachés sournoisement dans les pots de fleurs, attendant leur heure. Mais nous sommes vivants, sans doute n’en revenons-nous pas nous-mêmes, stupéfaits devant la rapidité vertigineuse du déplacement de la fumée noire de fenêtre en fenêtre sur la rue, quelques instants auparavant, et des innombrables morceaux de verre que l’explosion d’une seule fenêtre a produits.

Cécile, au rez-de-chaussée, ne pourra plus prendre de bains de soleil pour l’instant, et la chasse aux œufs prévue demain dans la cour par les parents de l’immeuble pour leurs enfants n’aura pas lieu.

Isabel Voisin, le 11 avril 2020

Ventana en el patio II/Fenêtre sur cour II

La apertura de la ventana me envuelve

en un silencio total

penetrando un cielo nuboso la luz

se refleja en algunas fachadas

L’ouverture de la fenêtre m’enveloppe

dans un silence total

pénétrant un ciel nuageux la lumière

se réfléchit sur certaines façades

 

Si no fuera por el frescor del aire podríamos

pensar que es la hora de la siesta

—un instante de felicidad—

en España

Si ce n’était la fraicheur de l’air l’on pourrait

se croire à l’heure de la sieste

— un instant de bonheur —

en Espagne

 

Isabel Voisin, Paris, le 25/03/2020

Fenêtre sur cour

J’écoute

— là maintenant —

le pépiement d’un oiseau

— ce bout de nature arraché à la pandémie m’apaise —

J’espère les beaux jours

— vivre —

fenêtres ouvertes contempler

de nouveau le ciel scruter

les battements d’aile

 

¿Qui sait?

Quand nous ressortirons

oiseaux et papillons d’autres bêtes encore

se seront démultipliés déployés dans Paris

rendue

par les humains

à la nature sauvage

 

Isabel Voisin, Paris, le 16/03/2020

Stations des morts Revue Europe

Primavera / Printemps, extraits d‘Estaciones de los muertos / Stations des morts, paraît dans le dernier numéro de la revue Europe : une suite de 14 de mes poèmes encadrée de deux coplas du patrimoine flamenco, l’ensemble en version française. Merci à Jean-Baptiste Para pour son extrême attention.

20,00 TTCAjouter au panier

revue Europe

97e année — n° 1087-1088 – novembre/décembre 2019

JOSEPH ROTH 

Né en 1894 à Brody, petite ville de Galicie alors proche de la frontière russe, Joseph Roth vécut la Première Guerre mondiale et la chute de l’Empire austro-hongrois comme une expérience dévastatrice. Il fit ses débuts comme journaliste à Vienne et à Berlin et s’imposa par son talent d’observateur lucide et précis. Dans son œuvre de romancier, dont La Marche de Radetzky (1932) et La Crypte des capucins (1938) constituent deux sommets, il porte un regard aigu sur la Mitteleuropa et ses vestiges. En 1933, lorsque Hitler accéda à la Chancellerie du Reich, le diagnostic de Roth fut immédiat : « C’est l’Enfer qui prend le pouvoir », écrivit-il à Stefan Zweig. Ses livres furent brûlés et l’écrivain prit le chemin de l’exil. Réfugié à Paris où il trouva abri dans les hôtels et les cafés, il mourut à l’hôpital Necker le 27 mai 1939. Il n’avait que 45 ans mais était déjà physiquement et moralement détruit par la tristesse et par l’alcool. Le grand art du récit dont il fit preuve, la finesse et la clairvoyance de son regard, l’empathie qu’il éprouvait pour les êtres, aussi humbles et modestes fussent-ils, son courage civique et son esprit de résistance qui le portèrent à s’élever contre l’antisémitisme et le nationalisme obtus, son combat de tous les instants contre le nazisme, voilà quelques-uns des traits fondamentaux qui font que Joseph Roth demeure un écrivain qu’on ne saurait aborder avec indifférence et qui parle aujourd’hui encore à notre sensibilité.

ADALBERT STIFTER

Thomas Mann n’hésitait pas à reconnaître en Adalbert Stifter (1805-1868) « l’un des narrateurs les plus étranges, les plus énigmatiques, les plus secrètement audacieux et les plus fascinants de la littérature mondiale ». Admiré par Nietzsche, Kafka, Robert Walser ou encore Michel Foucault — mais détesté par Thomas Bernhard —, Stifter ne fut pas seulement un incomparable chantre de la nature. En tissant un dense réseau de connexions entre la réalité subjectivement limitée des personnages et l’univers des possibles qui s’ouvre au-delà de leurs paroles, ses nouvelles et ses romans aspirent à la fois à se poser comme forme accomplie et à rendre compte de l’insaisissable fluidité de la vie.

 JOSEPH ROTH
Stéphane Pesnel, Claudio Magris, Pierre Morhange, Johann Georg Lughofer, Karl Zieger, Aurélie Le Née, Joseph Roth, Alexis Tautou, Jacques Lajarrige, Arturo Larcati, Jacques Le Rider, Christopher Brennan, Victoria Lunzer-Talos, Verena Lenzen, Paola Paumgardhen, Laurent Cassagnau, Herta Luise Ott.

ADALBERT STIFTER
Saverio Vertone, Riccardo Morello, Erika Tunner, Jacques Le Rider, Michael Donhauser, Laurent Cassagnau.

CAHIER DE CRÉATION
Vladimir Sorokine, François Souvay, Ralph Schock, Joaquín O. Giannuzzi, Isabel Voisin.

Extrait du site de la revue Europe.

De Tu Propia Voluntad EN VIVO


Una grabación de la seguiriya De tu propia voluntad, del concierto en La Pomme en Colimaçon, París 13/12/19, con Cécile Evrot (cante), Philippe Botta (ney turco), El Kinki (máquinas).
De tu propia voluntad, a seguiriya recorded live at La Pomme en Colimaçon, Paris 12/13/19 by Cécile Evrot (cante), Philippe Botta (turkish ney), El Kinki (machines)

Zehra Dogan

Journaliste, auteur et artiste kurde, Zehra Dogan, libérée le 24 février dernier des geôles turques, expose jusqu’au 23 novembre à la Galerie des femmes, 35 rue Jacob, 75006. Des peintures à la fois tragiques et éclairées, où le sang et l’or se côtoient. Zehra dogan nous fait ainsi saisir par son geste graphique l’immense espoir qui traverse ces êtres en lutte malgré les souffrances toujours renouvelées assénées par un pouvoir aveugle et tyrannique : une magnifique leçon de vie. IV

ŒUVRES ÉVADÉES DE ZEHRA DOGAN : présentation reprise sur le site de l’Espace des femmes

Zehra Doğan, artiste, autrice, journaliste kurde, a été incarcérée à deux reprises en Turquie, entre juillet 2016 et février 2019, sous l’accusation de terrorisme, comme plus de 150 journalistes après le coup d’Etat de juillet. Elle réside aujourd’hui à Londres. Le Pen Club international, ainsi que de grands artistes, le peintre dissident chinois Ai Weiwei, l’artiste de rue américain Banksy l’ont soutenue.
Durant ces 600 jours de détention et la période intermédiaire de contrôle judiciaire, elle n’a cessé de travailler et de créer, en proximité avec les autres femmes emprisonnées . L’exposition Œuvres évadées rassemble une importante sélection des œuvres ainsi produites.

L’EXPOSITION
“La période clandestine” comprend des œuvres réalisées en 2017 à Istanbul, où Zehra s’était réfugiée en attente de décision de la Cour d’appel. Dessins, peintures, décrivent les exactions dont Zehra fut témoin en 2015, comme journaliste, lors des couvre-feux déclarés dans les villes kurdes, dans l’Est de la Turquie.
“La période d’emprisonnement” donne à voir des œuvres réalisées alors qu’aucun matériel artistique ne lui était autorisé. Zehra s’exprime par tous moyens. Elle obtient des pigments en utilisant des produits alimentaires, des moisissures, déjections d’oiseaux, ou encore le sang menstruel. De ses pinceaux de plumes, de cheveux de ses co-détenues, elle crée sur tous supports disponibles. Emballages, papier cigarette, dos de lettres, draps, taies, vieux vêtements. Elle poursuit son expression écrite et dessinée, pour que ses pensées, celles de ses amies, puissent “s’évader comme des branches de lierres, venir jusqu’à nous à l’extérieur, et y faire éclore de belles fleurs”.

« Découvrir l’œuvre de Zehra est une conversation, une prise de conscience. Elle nous donne en toute simplicité une leçon de résistance, souligne Naz Öke, son amie, journaliste turque vivant en France. Zehra se nourrit de sa culture kurde, des luttes des femmes. De sa plume, ses pinceaux, coule un propos universel, collectif et féministe, plongeant ses racines dans l’Histoire et archivant le présent. La femme est omniprésente dans l’œuvre, qu’elle soit textuelle ou visuelle. »

LE LIVRE
Durant cette période, Zehra Doğan a écrit de nombreuses lettres à son amie. Celles-ci sont publiées dans le livre Nous aurons aussi de beaux jours (des femmes-Antoinette Fouque, traduction de Naz Öke et Daniel Fleury), en librairie le 31 octobre 2019.
Zehra Doğan est aussi l’autrice de Les yeux grands ouverts (éditions Fage, 2017).

Zehra Doğan

Plus d’informations sur Zehra Doğan
Vous pouvez visiter son site
Lire le dossier spécial Zehra Doğan dans le web magazine Kedistan
et l’article Zehra Doğan et le sang répandu des Kurdes dans le même magazine
La suivre sur Facebook en français, anglais, turc : @freezehradogan
et sur Twitter en turc :   @zehradoganjinha
Voir la vidéo de Zehra en train de réaliser une peinture murale en solidarité avec le Rojava

N’oublions pas Ashraf Fayad

qui de sa prison nous écrit, sculpte la sinistre réalité de ses mots, tente de survivre.

Je vis des moments difficiles, Ashraf Fayad, traduction d’Abdellatif Laâbi, Maison de la poésie Rhône-Alpes, Collection Zeste, à commander ici

Présentation de l’auteur et de l’œuvre sur le site de la revue Les Hommes sans Épaules.

29e Salon de la Revue

SAMEDI 12 OCTOBRE 2019, DE 10H00 À 20H00, DIMANCHE 13 OCTOBRE DE 10H00 À 19H30, HALLE DES BLANCS-MANTEAUX, 48, RUE VIEILLE DU TEMPLE, 75004 PARIS.

DES DÉBATS ce Samedi 12 octobreprogramme-19-COUV-683x1024

Salle Jean Starobinski, 14h00 : L’Espagne, histoire et mémoire, à l’initiative de la revue Aden, avec les revues Europe, Exils et migrations ibériques au XXe et XXIe siècles, Matériaux pour l’histoire de notre temps.

Même salle, 15h00 : Quelle économie pour la gratuité ? Revue TK-21.

DES ÉCRITS EN LIVE les 11, 12, 13 octobre

Participez à La revue La Passe in vivo : « Tristan Felix sera présente auSalon de la revue les 11, 12 & 13 octobre prochains. Elle élaborera, pour la deuxième fois, une revue en live, au gré des rencontres, des hasards, des expériences. Retrouvez-la sur son stand au fond de la Halle, ou hélez-la pendant ses déambulations dans les allées du salon. Vous pouvez feuilleter le précédent numéro édité en 2017. » Extrait du site d’Entrevues.

p2-3

Virginie Rochetti, Isabel Voisin et ? en Passe Sauvage

Et toujours quelques uns de mes textes extraits d’Un filet d’encre dans le dernier numéro d’Écrit(s) du Nord aux Éditions Henry

 

Revue La Passe : le retour in vivo

Une revue en temps réel

Tristan Felix sera présente au Salon de la revue les 11, 12 & 13 octobre prochains. Elle élaborera, pour la deuxième fois, une revue en live, au gré des rencontres, des hasards, des expériences. Retrouvez-la sur son stand au fond de la Halle, ou hélez-la pendant ses déambulations dans les allées du salon. Vous pouvez feuilleter le précédent numéro édité en 2017

 

Extrait du site d’ Entr’revues

 

RETROUVEZ LE NUMÉRO PRÉCÉDENT SUR LE SITE D’ ENT’REVUES, avec les contributions de : Guillaume Basquin, Hervé Borrel, Philippe Botta, Paul de Brancion, Angèle Casanova,Vania Chokrollahi, Paul Dalmas-Alfonsi, Aurore Dourthe, Claire Fajon, Françoise Favretto, Tristan Felix, Frédéric Fiolof, Xavier Frandon, Myrto Gondicas, Romain Joquel, François Lescun, Patrice Maltaverne, Antoine Moreau, Maurice Mourier, Pascaline Mourier-Casile, Hélène Parent, Denis Parmain, Anne Peslier, Virginie Rochetti, Alberto Todirica, Marc Verhaverbeke, Isabel Voisin, Gabriel Zimmerman, Marie Willaime, Robert Willaime.

Ecrit(s) du Nord 33-34

 

L’ÎLE aux Cygnes

— Allée Silence pas un cygne —

 

deux peintres

un couple d’amoureux

 

sur la rive — comment descendue? —

une “dame au petit chien”

 

un canard esseulé

sur le plissé de l’eau

 

en bord de proue

quelques touristes

 

lézardés

 

Nouvelle version de L’île aux Cygnes (portraiturée avant sa métamorphose en terrain de sport…) parue avec deux autres textes d’Un filet d’encre dans le dernier numéro de la revue Écrit(s) du Nord.

Passe sauvage 2017

 

p2-3

V. Rochetti, Isabel V. et ? en Passe Sauvage

Salon de la Revue 2017 : « Revue semestrielle fondée en 2003 par les poètes Philippe Blondeau et Tristan Felix, La Passe est en apnée depuis 2015. […] Impulsée par Tristan Felix cette fois, elle s’ensauvage en 2017 au Salon de la Revue n°27, offrant une expérience inédite de création improvisée en direct, sur une grande table tournante : en trois jours langues étrangères, imaginaires, calligraphies, poèmes, contre-poèmes, collages, dessins, proses, lettres, aphonismes, prières, portées musicales, palimpsestes – dont nous offrons quelques images en guise de preuve – ont donné jour à un premier recueil bigarré, polyphonique » Tristan Felix.

Recueil créé au Salon de la Revue 2017 à l’initiative de Tristan Felix

Avec les contributions de :

Guillaume Basquin, Hervé Borrel, Philippe Botta, Paul de Brancion, Angèle Casanova,Vania Chokrollahi, Paul Dalmas-Alfonsi, Aurore Dourthe, Claire Fajon, Françoise Favretto, Tristan Felix, Frédéric Fiolof, Xavier Frandon, Myrto Gondicas, Romain Joquel, François Lescun, Patrice Maltaverne, Antoine Moreau, Maurice Mourier, Pascaline Mourier-Casile, Hélène Parent, Denis Parmain, Anne Peslier, Virginie Rochetti, Alberto Todirica, Marc Verhaverbeke, Isabel Voisin, Gabriel Zimmerman, Marie Willaime, Robert Willaime.

L’expérience devrait être reconduite au prochain Salon de la Revue en 2019

Stations des morts : l’œil de MC San Juan

Le site de la revue À l’Index reprend la lecture de MC San Juan publiée également sur le le blog de celle-ci, Traces nomades, à propos du n°37 de la revue.

Sur Estaciones de los muertos, Invierno / Stations des morts, Hiver, voici ce qu’elle écrit :

Mais avec les poèmes d’Isabel Voisin, je reviens à l’espagnol.

Sombre sujet.

Estaciones de los Muertos / Stations des Morts, Invierno.

coplas peu orthodoxes 

« Enterrada viva me como

la tierra del cementerio

en el suelo olvidada’

 

« Vivante enterrée je mange

la terre du cimetière

sur le sol oubliée »

 

« la muerta me mira » / « la morte me regarde »

 

Sin raíces todo

se tambalea

y la tierra

se descompone

 

Sans racines tout

chancelle

et la terre

se décompose

.

Vois-tu Lucia

c’est maintenant mon tour de compter

pero José María

no bailaba

.

Questionnement sur le rapport avec la mort en soi de la mort de l’autre.

et pourtant la recherche de ce qui vit..

Ainsi elle « attrape »

« una transparencia un destello »… « une transparence une lueur »

(…)

« a veces / un canto de pájaro »… « parfois / un chant d’oiseau »

Méditation, ici, sur ce qui fait qu’on s’ancre à la terre malgré ce que la mort peut attirer de nous, parce qu’il y a en nous aussi l’attrait pour la lumière du vivant, des choses simples, comme le passage d’un oiseau. Et, c’est essentiel, aussi, chez Isabel Voisin, méditation sur l’enracinement dans nos langues, quand on pense dans un monde intérieur bilingue, même si on perd un peu ce bilinguisme, parfois. Cela nourrit sa conception de l’écriture, où elle fait se croiser l’espagnol et le français. Dans le « puits infini du miroir » … « pozo infinito del espejo », elle regarde un visage, des racines, des mots entrelacés, et la question de l’identité.

***

Merci à MC San Juan, très touchée de sa lecture. Petite précision malgré tout : je ne suis pas bilingue. J’ai découvert les coplas flamencas lors d’une première rédaction de ces textes en français alors que je m’initiais au baile flamenco. La rencontre avec cette poésie populaire a été une révélation quant à ce qu’il pouvait me rester d’une identité perdue, empreinte dans la langue à mon insu. L’apprentissage de l’espagnol est venu après, me permettant un travail de tri, de réorganisation et de réécriture du recueil en passant par une langue enfouie, cette langue qui aurait dû être ma langue maternelle, disparue dans l’immigration. L’exil finalement toujours se transmet.

Dans le cœur / une ombre / double espagnol —insaisissable— / Nous coupant en deux / entre ce que nous sommes —là maintenant— / et ce que nous ne serons / jamais plus

 

29 mai 2019 Galerie Art-Z

Exposition des Ambassadeurs à partir de 18h00 à la galerie Art-Z à l’occasion de la sortie du livre chez Gwen Catalá éditeur.

Olivier Sultan et Art-Z
ont le plaisir de vous inviter au vernissage

Les Ambassadeurs 

le livre

Paris, Séoul, Harare

Le 29 mai
expos/signature
18 h, à la galerie

27 rue Keller 75011 Paris

Evans Mbugua Recall invitaion Art-Z

L’édition imprimée + édition numérique 28,50 €
L’édition numérique 7,99 €

+ livret ultra collector et petits tirages limités

pré commandes :

Les Ambassadeurs

Ambassadeurs

LES AMBASSADEURS paraissent aux éditions Gwen Catalá le 28 mai 2019. Sur des photographies de Martial Verdier, textes de Laurent Grisel, Sabine Macher, Phan Kim Dien, Lucien Suel, Isabel Voisin.

en précommande ici : https://www.gwencatalaediteur.fr/

L’ombre des Ambassadeurs

Les Ambassadeurs devraient bientôt voir un jour de papier : comme dit Martial Verdier, à suivre… Sur des photographies de celui-ci, accompagnées des textes de Laurent Grisel, Sabine Macher, Phan Kim Dien, Lucien Suel, Isabel Voisin.

Un aperçu sonore et visuel des textes de Lucien Suel

A retrouver également sur le site d’icelui : http://academie23.blogspot.com/2010/08/lucien-suel-arnaud-mirland-en-concert_28.html

 

Samedi 11 mai : Transport sauvage

20160521_164820

SAMEDI 11 MAI, 18H00-21H00 : PROCHAIN TROQUET SAUVAGE ORGANISÉ PAR TRISTAN FELIX AU CAFÉ LE VENETO, 22 RUE DU DÉPARTEMENT, 75018 PARIS. THÈME : TRANSPORT SAUVAGE. LECTURES OUVERTES À TOUS DE TEXTES PERSONNELS OU NON.

poèmes ratpiens en voyage

Chez PAQCAD, des poèmes ratpiens voyagent au gré des jardins et des livres de Xavier Frandon

57457017_2269471893311472_8236926131815579648_n

56616326_2259991144259547_6335442684223684608_n

La première photographie m’évoque un autre poème ratpien que celui représenté

FILLES DU CALVAIRE

rose du ciel t’éclabousse

marches dorées pavés moussus de vert

petits caveaux de fleurs fanées de légumes rongés

jardins

saupoudrés de nos cendres

 

 

 

Le film « Salafistes » : fin d’une censure infondée.

Un entretien à lire dans l’hebdomadaire Marianne.

Le film « Salafistes » enfin visible par tous : une brèche dans le déni de l’islamisme

Après trois ans de procédure, le Conseil d’Etat vient d’annuler l’interdiction aux moins de 18 ans du film « Salafistes ». Un documentaire d’utilité publique qui n’avait jusqu’ici pas pu être visionné largement. Entretien avec son réalisateur François Margolin.

C’est une victoire pour la liberté d’expression. Après trois ans de procédure, le Conseil d’Etat vient d’annuler l’interdiction aux moins de 18 ans du film Salafistes décidée en 2016 par la ministre de la culture Fleur Pellerin, puis reprise ensuite par Audrey Azoulay durant son passage rue de Valois. Ce document réalisé malgré le danger, du Mali à l’Irak, l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, par François Margolin et Lemine Ould Salem chez les militants et les chefs islamistes, n’avait donc pu être visionné par un large public.

Marianne : Votre document-vérité sur les salafistes, une plongée terrifiante dans la vie et la mort quotidiennes entre les amputations, les exécutions et les prêches, est enfin visible par tous les publics selon les termes de la décision du Conseil d’Etat. C’est une libération de la vérité ?

François Margolin : Bien sûr. J’espère qu’on en aura fini avec le déni et que le ministre de la culture s’en tiendra au jugement. Le rapporteur au Conseil d’Etat avait bien précisé qu’il s’agissait d’un film utile à montrer à la jeunesse et non d’un film à masquer en em

pêchant sa diffusion auprès des jeunes générations. Cette décision constitue à mes yeux une délivrance et me fait croire, si j’en doutais, dans la justice de notre pays.

Mais c’est aussi la fin d’une humiliation. Car les motifs invoqués pour interdire le film aux moins de 18 ans étaient infamants : l’œuvre était accusée de parti pris pro-djihadiste alors qu’avec mon co-réalisateur, Lemine Ould Salem, nous avons pris des risques considérables pour montrer de quelle barbarie étaient capable les salafistes, du discours

et du prêche à son application pratique. Cette accusation honteuse, c’est ce qui m’a le plus motivé au cours de ces trois années de procédure, un combat harassant et coûteux. Mais il était capital que le droit à l’information soit reconnu en France et nous avons eu, enfin, gain de cause.

« Les motifs invoqués pour interdire le films aux moins de 18 ans étaient infamants »

C’est un élément très important pour ce qui se fera par la suite. Il faut oser montrer ce que sont réellement le salafisme, le djihadisme et le terrorisme. Non, il ne s’agit pas de loups solitaires, d’échappés d’hôpitaux psychiatriques et de petits délinquants qui dérapent soudain. A chaque tragédie, on s’aperçoit que les premiers commentaires officiels, déclenchés comme par réflexe, se révèlent faux : les attentats, contre des individus, des institutions, ou des rassemblements de masse, ne sont pas le fruit d’une réaction impulsive. En réalité, tout cela est organisé, pensé. Les enquêteurs le savent très vite mais, actualité oblige, on n’en parle plus car on est passé à autre chose.

Marianne : Salafistes montre le réel, il le filme dans les bibliothèques où des cheikhs théorisent l’horreur en souriant, puis dans les rues où circulent les milices chargées d’appliquer une charia de sang. Mais il ne fallait surtout pas que ceci soit montré. C’est toute l’ampleur du déni qui se révélait donc à travers le sort fait à votre documentaire…

Fabriqué en Suisse: La montre slow vous rappelle de cesser de courir après les minutes.
La montre slow
François Margolin: C’est la conséquence logique de la politique adoptée par les différents gouvernements depuis une quinzaine d’années. Il s’agit, je le répète, de faire passer les assassins pour des individus isolés. Et si l’on peut marteler que cela « n’a rien à voir avec l’islam », selon la célèbre formule, c’est encore mieux. Je ne dis pas du reste qu’il s’agit d’une tendance majoritaire au sein de l’islam. Mais d’une tendance minoritaire, mortifère, contre laquelle se battent de nombreux musulmans. Cette tendance barbare a fait couler le sang de nos compatriotes mais cette réalité-là non plus, le discours ambiant du déni la repousse.

« Nos gouvernements successifs veulent faire passer les assassins pour des individus isolés »

Marianne : Comment et où a été diffusé votre film pendant ces trois années ?

François Margolin : Il a été diffusé dans de nombreux festivals à travers le monde et en prim

e time à la télévision tunisienne, en plein ramadan. En Irak aussi, et au Kurdistan ! Ce qui en dit long sur la volonté de certaines sociétés musulmanes de regarder le réel en face alors qu’ici, on multiplie les efforts et les procédures pour le voiler ! En février dernier, il est sorti au cinéma à New York et à Los Angeles, grâce à un distributeur américai

n enthousiasmé. Cela a suscité une presse considérable et, bien évidemment, personne n’a dit que le film devait être interdit ! Cela a juste été utile au distributeur qui a fait une affiche où était inscrit en lettres énormes : « Censored in France ! », « censuré en France »…

« On multiplie les efforts pour voiler le réel »

Marianne :Comment voyez-vous la carrière future de votre document, après la décision du conseil d’Etat ?

François Margolin :Je constate, hélas, que la carrière du film a été sabotée par cette interdiction absurde. Les quarante salles qui voulaient sortir le film se sont réduites à peau de chagrin : quatre salles – courageuses – à peine, au début, mais quatre salles pleines en permanence, à qui les préfets faisaient peur en invoquant la possibilité d’attentats. Une aberration : on ne pouvait à la fois nous traiter de promoteurs du djihadisme et imaginer que ces mêmes djihadistes iraient poser des bombes dans les salles où notre film passait !

« Les 40 salles qui voulaient sortir le film se sont réduites à peau de chagrin »

J’espère cependant que nous pourrons faire ce qui était prévu avant l’affaire et honorer les nombreuses demandes transmises par des professeurs et des animateurs de banlieue. Ils avaient vu le film, et pensaient qu’organiser des projections suivies de débats, dans leurs établissements ou leurs quartiers, était la meilleure façon, pour eux, d’aborder la question du salafisme et de lutter contre la fascination que peuvent exercer des vidéos, visibles en toute liberté sur Internet, sur certains jeunes gens. Salafistes apportait plus au débat que de doctes professeurs de sciences politiques en costume cravate – je n’ai rien contre eux ! – qui

commentent, d’ordinaire, toute image sur le salafisme. Bref, le contraire exactement de ce qu’avait déclaré notre ministre de l’époque, Fleur Pellerin : elle s’était même fendue d’un communiqué pour nous expliquer comment nous aurions dû faire le film !

« Salafistes apportait plus au débat que de doctes professeurs »

J’espère aussi, bien sûr, que les chaînes de télévision qui avaient financé le film auront le courage de le diffuser, l’interdiction étant levée, fût-ce après 22 heures, et peut-être suivi d’un débat, co

mme à la télévision tunisienne. Je crois que le travail que nous avons fait est essentiel pour la France, pour cette République que nous aimons tant. Il faut prendre les citoyens pour des gens intelligents. Quel que soit l’endroit où ils habitent, et même s’ils n’ont que treize ou quatorze ans, car c’est à cet âge que la pensée se construit.

 
 

 

 
 
A sa sortie en 2016, les rares salles qui osaient programmer ce documentaire édifiant avaient placardé  un redoutable avertissement sur leurs devantures :
 
avertissement
 
J’avais le sentiment, en franchissant la porte de la petite salle, de commettre un acte interdit, voire dangereux ou même criminel. Sans doute, l’affiche montrant un touareg fumant une cigarette (acte interdit par les salafistes), la musique constante du film (musique également interdite), la dédicace finale aux victimes de Charlie Hebdo, le fait même que ce documentaire avait constitué la matière première du film « Timbuktu », avaient dû échapper aux censeurs. Le film était en réalité on ne peut plus clair sur ses objectifs : montrer comment se répand cette idéologie liberticide et meurtrière et quels en sont les acteurs.  Isabel V.

Troquet Sauvage n°14

Rendez-vous le 12 janvier 2019 pour un nouveau Troquet Sauvage organisé par Tristan Felix dont le thème sera OBJETS SAUVAGES. On vient avec des textes d’auteurs, avec les siens, ou juste avec soi-même pour voir écouter débattre. C’est au Pavillon, à Saint-Denis, Métro Porte de Paris, à 18h00.

TS 14.jpg mini-1

Le Poet’s Band aux Blondes Ogresses

C’était au mois de juin 2018 au théâtre des Blondes Ogresses de Montmartre. Les deux textes de ce film (Isabel Voisin / Tristan Felix) sont issus du hors-série de la revue La Passe dont ce fut le dernier numéro : « Le poète existe-t-il ? ».

Textes et lectures Isabel Voisin Tristan Felix

Musique Philippe Botta

Image/Montage nicAmy

Estaciones de los muertos / Stations des morts

isa-827

Extraits de ces coplas peu orthodoxes écrites en deux langues à l’ombre du cante jondo :

 

Enterrada viva me como

la tierra del cementerio

en el suelo olvidada

 

Vivante enterrée je mange

la terre du cimetière

sur le sol oublié

***

Carátula

la muerta me mira

frasco de cianuro / contra rostro helado

vela

en el borde del altar

 

Première de couverture

la morte me regarde

flacon de cyanure / contre visage glacé

bougie

sur le bord de l’autel

***

¿Por qué así te deslizas en los objetos?

Tu cara óvalo de mi lámpara

tus rizos molduras heladas

tu silueta chimenea

pozo infinito del espejo

en el que en vano te busco

 

¿Pourquoi te glisses-tu ainsi dans les objets?

Ton visage ovale de ma lampe

tes boucles moulures glacées

ta silhouette cheminée

puits infini du miroir

dans lequel en vain je te cherche

 

Trois textes parmi les 14 parus dans le n°37 de la revue À L’Index   sous le titre Estaciones de los Muertos / Stations des Morts -fragmentos / extraits-, « Invierno / Hiver ».

A L’INDEX N°37 est paru

La revue A L’index publie dans ce numéro 37 la première section de Estaciones de los muertos / Stations des morts, « Invierno/Hiver », 14 coplas peu orthodoxes en dos idiomas.

Merci à Philippe Botta, Tristan Felix, Anne-Bénédicte Henry, Fermin et Rafaël Monreal, et bien sûr Jean-Claude Tardif, qui m’offrent un précieux soutien dans cette délicate épopée…

REVUE A L’INDEX

img277

à commander à revue.alindex@free.fr ou à l’adresse de la revue :

Revue A L’INDEX
Jean-Claude TARDIF
11, rue de Stade
76133 Epouville

Ecrit(s) du Nord 33-34

VIENT DE PARAÎTRE

où l’on trouvera trois textes issus d’Un filet d’encre.

 

article image ÉCRITS(S) DU NORD 33-34

Collectif sous la direction de Jean Le Boël

couverture : Isabelle Clement

Sommaire :

Au lecteur, par Jean Le Boël

POÈMES

Sabine Alicic, Stéphane Amiot, Magali André-Soulié, Olivier Bentajou, Éric Bouchéty, Léon Bralda, Sophie Brassart, Daniel Brochard, Claire Ceira, Élisa Coste, Gérard Dhesse, Raymond Farina, Marc Fontana, Sylvie Gares, Éric Godichaud, Danielle Helme, Miloud Keddar, Gabriel Kopp, Marie-Laure Le Berre, Patrick Le Divenah, Marilyse Leroux, Christophe Lévis, Hervé Martin, Marcel Migozzi, Damien Mikolaczyk, Ronan Morin, Damien Paisant, Aurélien Perret, Joëlle Pétillot, Christiane Prévost, Marie-Hélène Prouteau, Isabelle Raviolo, Clara Regy, Pierre Rosin, Aline Shem Tov, Line Szöllösi, Marjorie Tixier, Isabel Voisin, Marie Tavera, Cédric Zampini

ÉCRIRE ET LIRE DE LA POÉSIE

Georges Rose

RÉCITS, NOUVELLES

Martin Cadeau, Jean Châtard, Dominique Cornet, Éleusis, Florence Issac, Nicolas Jaen, Christian Jordy, Cécile Prost-Romand, Jean-Marc Proust, Georges Rose, Nicolas Rouzet.

A commander sur le site de la revue http://www.editionshenry.co/index.php?id_article=531

Poets’ Band en vendanges

Projection-lecture-performance-musique,  Off Fête des Vendanges, mercredi 10 octobre à partir de 16h00, au Théâtre des Blondes Ogresses, 28 rue Etex, 75018, métro Guy Moquet.

avec
Philippe Botta, saxophones, flûtes, composition
Paul Dalmas-Alfonsi, ethnologue, poète, traducteur
Tristan Felix, clown trash, dessinatrice, poétesse, revuiste
Alain Marc, écrivain, essayiste, poète
Isabel Voisin, poétesse

sur des images de Nicamy, videaste

Affiche Poetsband Paix

Poets’ Band samedi 16 juin à 19h00

Le Poets’ Band (autrefois Melting Poets) revient pour une seconde représentation au théâtre des Blondes Ogresses samedi 16 juin à 19h00, avec de nouveaux invités.

Poets'Band ogresses juin 2018-3-1

Blondes Ogresses, 28 rue Etex, 75018 Paris, Métro Guy Moquet ou Bus 31. Réservations sur Billetreduc :  http://www.billetreduc.com/212142/evt.htm Participation au chapeau

Printemps des poètes

PHILIPPE BOTTA, saxophones, flûtes, composition. Après avoir débuté dans le rock alternatif, apprentissage du jazz au sein de petites formations et grands orchestres. Parallèlement il s’ouvre aux musiques latino-americaines,  tournées et enregistrements aux Antilles et en Amérique du Nord. A partir des années 90, l’exploration continue autour des musiques issues du bassin méditerranéen. Actuellement membre du trio Hradcany (avec Serge Adam et David Venitucci) qui s’inspire des musiques issues des Balkans en réservant toujours une part importante à l’improvisation. Dernier cd : Y’ocam, Musea records, Believe, novembre 2017. (http://www.quoideneufdocteur.fr/catalogue) https://www.facebook.com/philippe.botta.75

PAUL DALMAS-ALFONSI, natif de l’Ampugnani, est ethnologue, traducteur, poète. Auteur de Pruverbii è detti corsi (Rivages, 1984, rééd. 2004), de La Corse de Francesca Maria (Payot 1995), et de Contes corses aux éditions du Petit Pavé (2012), chez Elytis (2013) et dernier en date, Le Périple de deux captifs, un conte corse, aux Éditions Flies France(2016). Nombreuses publications en revue également, dont La Passe. http://racines-corses.fr/art-et-culture/paul-dalmas-alfonsi-publications/

TRISTAN FELIX, poète et artiste polyphrène et polymorphe, elle chronique, a publié en vers et en prose une quinzaine de recueils, a codirigé avec P. Blondeau La Passe, une revue des langues poétiques; écrit dans de nombreuses revues. Dessinatrice, photographe, marionnettiste (Le Petit Théâtre des Pendus) et clown trash (Gove de Crustace), elle jongle avec ses langues imaginaires. En 2008, elle cofonde L’Usine à Muses, pour la promotion des arts vifs et de la poésie, et fabrique des films avec nicAmy. Son univers est onirique et fantastique, entre théâtre de rue intérieure, cabinet de curiosités animales et cirque poétique. http://www.tristanfelix.fr/

ALAIN MARC, poète, écrivain et essayiste français né en 1959. Son écriture aborde tour à tour la poésie contemporaine, la poésie sociale, la poésie en regard d’un plasticien, l’essai et la nouvelle. Nombreuses publications, livres sonores, livres d’artistes – derniers en date : Le Grand cycle de la vie ou l’odyssée humaine (poésies sonores enregistrées et composées par Laurent Maza en 2014), Poésies non hallucinées avec des œuvres de Christian Jaccard, Éditions du Petit Véhicule, 2017 -. Contributions à moult revues, lectures publiques et performances. http://alainmarcecriture.free.fr/

MAURICE MOURIER, romancier, poète, critique de cinéma (sous le pseudonyme de Michel Mesnil à la revue Esprit), essayiste, actuellement membre des Comités de rédaction des revues Diasporiques et La Nouvelle Quinzaine littéraire, et contributeur régulier à La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau, depuis 1994). Principales publications sous le nom de Maurice Mourier : Le Miroir mité, roman, Gallimard, 1972, Godilande ou Journal d’un mort, Gallimard, 1974, Parcs de mémoire, roman, Denoël, 1985, Comment vivre avec l’image, Nouvelle Encyclopédie Diderot, directeur de l’ouvrage et contributeur, PUF, 1989, Les Nuits de Narra, EST-Samuel Tastet, 2006, Ajoupa-Bouillon, EST-Samuel Tastet, 2009, On se sent moins jeune par temps pluvieux, recueil de poèmes, Editions Caractères, 2009, L’ivre de bords, Editions Caractères, 2013, Par une forêt obscure, Editions de l’Ogre.

PASCALINE MOURIER-CASILE est une universitaire spécialiste de la littérature du XIXe et du XXe, et en particulier du surréalisme. Elle est aussi enseignante, critique littéraire et artiste peintre. Dernières publications : La fente d’eau, récit poétique édité par Maurice Nadeau, 2011 ; aquarelles pour Le Léopard étoilé, de François Lescun, Editions Caractères, 2017. Oeuvres plastiques

ANNE PESLIER, poète, membre actif de l’association Un oiseau sur l’épaule : poésie à Laval, fait également partie de L’Usine à Muses cofondée par Tristan Felix. Elle est l’auteur de Lettre à Louise Labé aux éditions Pré≠carré et de L’écaille du serpent aux éditions Wigwam. Nombreuses publications dans les revues Arpa, Contre-allée, Diérèse, La Passe, Les Cahiers de Tinbad, L’Intranquille, etc.

ISABEL VOISIN, poète, contributions à plusieurs ouvrages collectifs (Catalogue du Mois off de la photographie à Paris ; recueil photographique de Martial Verdier, Les Ambassadeurs, anthologie aux éditions de la SIÉFÉGP), publications dans les revues Cairns, Décharge, D’Ici-là, La Passe, Le Pan poétique des muses, L’Intranquille, Traction brabant, etc. https://isabeljust.wordpress.com/

HRADCANY 01 et 02 juin 2018 à 20h00

SERGE ADAM, PHILIPPE BOTTA, DAVID VENITUCCI

à l’Annexe du Train de vie, 95 avenue du Dr Rosenfeld à Romainville (93)

Entrée libre

Serge Adam, Philippe Botta, David Venitucci sont passionnés, fascinés par les musiques balkaniques. Ils s’en inspirent dans leur trio… d’experts ! Culture jazz décembre 17
autour de musiques originales inspirées très ouvertement du bassin musical s’étendant des Balkans à la Turquie. Voici quinze ans qu’ils en explorent les ressources et qu’ils perfectionnent cette façon de se les approprier et de les ouvrir à ce métier d’arrangeur et d’improvisateur…Jazzmagazine **** Février 2018 François Marinot
R-11083642-1509548674-2220.jpeg
dans le final de l’album, HEJ composition de huit minutes (ney persan) prend sa source dans des musiques traditionnelles anciennes, lyriques et spirituelles au pouvoir chamanique magique et plein de profondeur. C’est ce que vous, les Français, avez fait! Jazzport Janvier 2018 Jan Hocek
WWW.QUOIDENEUFDOCTEUR.FR

Poupées de song

de Tristan Felix, par Le Petit Théâtre des Pendus

(dernier spectacle de la saison pour l’Usine à Muses)

Samedi 2 juin 2018, 15 h Halle Saint-Pierre, haut lieu des arts bruts et singuliers

2, rue Ronsard, 75018 Paris, M° Abbesses ou Anvers

http://www.hallesaintpierre.org/2018/04/17/tristan-felix

Femmes infemmes expo NÉE FILLE

Photographie : Anna Rouker

Philip Roth (1933-2018) : Contrevie — DIACRITIK

Philip Roth n’aura donc jamais le Nobel… Quelle importance ? Il est, à jamais l’un des plus grands écrivains américains, toutes époques confondues. Dans Manhattan People, Christopher Bollen écrit que la mort raconte « la vie à l’envers », la « biographie du défunt » se muant en « en quête acharnée pour tenter de comprendre ». Dans le cas de […]

via Philip Roth (1933-2018) : Contrevie — DIACRITIK

Des mots une voix

L’émission Des mots, une voix recevra sur Radio Libertaire (89.4 FM et sur le site de la radio) le dimanche 15 avril de 15 h 30 à 17 h Frédéric Ciriez pour Bettie Book (Verticales) et Cyrille Latour pour Car l’amour existe (L’Amourier). Au micro : Thierry Clair-Victor ; à la réalisation : Erwan Charton

Tristan felix à la galerie HCE

Peau-Cession

[…] Ce qui tient l’ensemble est un gueuloir de mots et d’images, entre foire et salon, un panorama grandiose éclaté en saynètes discordantes, pleines de nuances et de subtilité, entre sauvage et magie, fantastique, cru et terrifiant, une exploration baguenaudante des travers du langage. Jöelle Busca (pour les éd. Venus d’Ailleurs)

Cairns par Recours au Poème

Cairns_NEW

Une présentation détaillée de la revue Cairns par Marilyne Bertoncini dans la rubrique « Revue des revues » de Recours au poème mentionne la présence d‘Estaciones de los muertos (fragmentos) dans le n°21 consacré au thème de l’étranger. A consulter ICI.

 

 

 

 

Du 06 au 30 mars exposition poétique

Un de mes textes est exposé à l’occasion d’une proposition inédite des Itinéraires poétiques de SQY

« Derrière ce titre un rien provocateur – Bouge ton corps ! -ou « de publicité de cul de bus » ainsi que l’a défini une poète, se dévoilent des écritures de femmes d’aujourd’hui, poètes, pour dire le corps en mouvement, qu’il danse, marche, parle, s’envole, nage, ou grimpe aux arbres. » Une exposition proposée dans le cadre du Temps des Femmes et du 20e printemps de poètes.

Du 6 au 30 mars
Guyancourt – Maison de quartier Théodore-Monod
Place Pierre Bérégovoy, 78280 Guyancourt
thumbnail

Making Memories : Vana Gierig & friends

Jazz

« Partenaire convoité et sollicité par les plus grands, très présent sur la scène new-yorkaise et un peu partout dans le monde, Vana Gierig, pianiste, compositeur et producteur américain né en Allemagne partage sa vie entre New York et le Japon.
Pour son dernier album, Making Memories, Vana invite Paquito D’Rivera et nous offre une musique lumineuse, laissant transparaitre ses influences brésiliennes, orientales ou africaines.
A l’occasion de cette soirée exceptionnelle à la Marbrerie, Vana réunira autour de lui des musiciens de tous horizons, interprètes renommés et complices de plusieurs de ses aventures musicales.
Nouvelles couleurs, nouveaux arrangements pour un Making Memories revisité, faisant la part belle aux rencontres éclectiques et à l’art de l’improvisation. » Julia

Vana Gierig : piano, composition, direction musicale
Idriss Agnel : percuterie, oudou, zarb, cajón, chant
Romain Lecuyer : contrebasse
Avec :
Shinobu Honda : chant
Henri Agnel : oud, cistre
Philippe Botta : saxophones, flûte, ney
Cyril Garac : violon
Victor Villena : bandonéon

www.vanamusic.com

Tarifs : 8€ en prévente // 10€ sur place sur le site de La Marbrerie

Jeudi 21 décembre Lecture

Je lirai le 21 décembre quelques inédits avec Philippe Botta (saxophones, flûtes) dans le cadre de lectures des auteurs de l’Atelier de l’agneau et de L’intranquille, au Café restaurant LE PALAIS (en face de la mutualité, 16 rue Monge, Paris 5° métro Cardinal Lemoine), à partir de 19h30.

AVEC
LUCIE PEILLER
ALDO QURESHI
VALÉRIE POUSSARD
ISABEL VOISIN ET AUX SAXOS ET AUX FLUTES : PHILIPPE BOTTA
JEAN LUC LAVRILLE
LOUIS MICHEL DE VAULCHIER : lectures et performance de lecture dessinée
et d’autres auteurs surprises

Un poète mort ou vif !

Ce 25 novembre à la Halle Saint-Pierre, Les Melting poets se sont donc (re)trouvés pour tenter d’attraper une figure de poète – mort ou vif – dans leurs filets de mots ou de notes : tout le monde était là, y compris l’inattendu… Nous avons reçu Le poète recomposé (d’Anne Peslier), le poète-bitume (d’Isabel Voisin), Le poète à bosse (de Tristan Felix) ; entendu Du dedans de ma mort (de Tristan Felix) ; assisté aux Métamorphoses du poète en lui-même (de Paul Dalmas-Alfonsi sur 4 photographies de Tristan Felix). Alain Marc est ensuite parti à sa recherche en picard avec Y es-ti ? ouvrant la voie (ou la voix comme on voudra) à un élargissement du paysage, questionnant une langue-racine, une langue-mère ou plus précisément son ombre, ses ombres, la mère elle-même et même le père, dans Tu quémandes manman et Tu rviendras ppa (entendre aussi « pas… »). Les fantômes ibères d’Isabel Voisin l’ont rejoint dans cette quête avec Idioma perdido / Langue perdue, Extranjeras / Etrangères (Textes bilingues dits en duo avec Tristan Felix) et ¿Quien sabe? / Qui sait ?, (traduit en langue imaginaire par Tristan Felix et dit en français par Anne Peslier), suivis de près par les spectres corses d’une Déploration recueillie, transmise en corse et traduite en français par Paul Dalmas-Alfonsi (accompagné de Tristan Felix, Anne Peslier, Isabel Voisin) et d’un amour d’antan de Ristori, Rivecu a nostra ghjuventù  (traduit également par Paul Dalmas-alfonsi et énoncé par lui-même en corse et par Alain Marc en français). Enfin cette joyeuse danse macabre, mise en musique par Philippe Botta (saxophones, flûtes, ney) et ponctuée par le saxophone, le chant et les masques de Tristan Felix, s’est conclue sur la lecture par Alain Marc, Paul Dalmas-Alfonsi et Isabel Voisin d’un texte prémonitoire de Jean-Louis Rambour annonçant l’imminence du bonheur sur Terre Quand [enfin !] les poètes auront disparu.[1]

Isabel V.

[1] Prémonition plus que pertinente, puisque notre régisseur Nicamy a ensuite projeté des clichés de fossiles de poètes que Tristan Felix a effectivement retrouvés sur les arbres.

OÙ RETROUVER CES DIFFÉRENTS TEXTES ?

-Le poète recomposé, Le poète-bitume, Le poète à bosse, Du dedans de ma mort, Métamorphoses du poète en lui-même, Quand les poètes auront disparu ainsi que les photographies de Tristan Felix in Le poète existe-t-il ? Spécial et dernier Hors-Série de La Passe, à commander à  tristanfelix@wanadoo.fr

-Y es-ti ? et Tu rviendras ppa dans les numéros 19 et 20 de la revue la Passe (même lien que ci-dessus).

-Tu quémandes manman en video sur le site de l’auteur :

http://alainmarcecriture.free.fr/poemespicardrevues.htm#tuquemandes

-Idioma perdido / Langue perdue et Extranjeras / Etrangères in la revue Cairns n°21, à commander à Patrick Joquel, Editions de la Pointe Sarène, 5 traverse de l’orée du bois, 06370 Mouans-Sartoux. http://www.patrick-joquel.com/editions/cairns-revue/ (¿Quien sabe? / Qui sait ? inédit)

-Déploration corse en ligne in la revue Persée, « Vôceru et récit », article de Paul Dalmas-Alfonsi http://www.persee.fr/doc/casla_1283-3878_2013_num_13_1_1123

– Rivecu a nostra ghjuventù, in Dà a ripa ventosa, Ghjuvan Petru Ristori, Editions Sammarcelli, 2005.

MUSIQUE !

On pourra réécouter Philippe Botta dans Y’ocam, le dernier disque du groupe  Hradčany qu’il a cofondé avec Serge Adam et Davi Venitucci, à commander ici http://www.quoideneufdocteur.fr/catalogue/nouveaute.html

SITES DES PROTAGONISTES

Paul Dalmas-Alfonsi, http://racines-corses.fr/art-et-culture/paul-dalmas-alfonsi-publications/

Tristan Felix, http://www.tristanfelix.fr/

Alain Marc, http://alainmarcecriture.free.fr/

Isabel Voisin, https://isabeljust.wordpress.com/

Philippe Botta, https://www.facebook.com/philippe.botta.75

Nicamy, ses films ici : https://vimeo.com/nicamy

 

Les melting poets à la Halle St-Pierre

Les Mellting poets sont un collectif né de la rencontre entre une revue – La Passe -, un musicien – Philippe Botta – et des poètes – Paul Dalmas-Alfonsi, Tristan Felix, Alain Marc, Anne Peslier, Isabel Voisin – soucieux de faire sonner et résonner d’autres langages que le bruissement du vers ordinaire.

Dans cette première création, Les Melting poets tentent d’apporter des réponses à la question du dernier hors série de La Passe  – Le poète existe-t-il ? » –  en interrogeant et métissant leurs différentes langues : corse, espagnol, français, picard, langue imaginaire, musique…¿Quien sabe?

Melting poets 25 nov 2017

Affiche de T.Felix

http://www.hallesaintpierre.org/2017/11/08/les-melting-poets/

 

Hradcany au Connétable

 

Hradcany fête son4e album : Y’OCAM les lundi 06, 13 et 20 novembre à 22h00 au Connétable (55 rue des Archives, 75003 Paris). Vendredi 17 novembre à 19h30, auditorium du conservatoire de Romainville (93).

Nouveautés CD sortie/release 17/11/2017

Certaines musiques sont faites pour la danse, vous donnent irrésistiblement des fourmis dans les jambes et vous lèvent de votre chaise. Celle de Hradcany fait bien plus : non seulement une musique à danser, mais une musique qui danse ! Un rythme qui se dédouble pendant quelques secondes, un ornement léger qui vient fleurir une fin de phrase et aussitôt se font entendre un entrechat, un saut, un tournoiement…
Du nord des Carpathes jusqu’à la Turquie, une foule de cultures musicales différentes se frôlent, s’influencent, se tournent autour… C’est à ces sources diverses que viennent s’abreuver Serge Adam, David Venitucci et Philippe Botta. Depuis quinze ans, ces trois-là réinventent ces traditions, composent en se souvenant de l’une ou de l’autre, parcourent en s’émerveillant ce croissant qui s’étend de l’Europe de l’Est aux terres ottomanes. Leur musique est donc infiniment diverse.
La couleur parfois est plus orientale, lorsque Philippe Botta abandonne ses saxophones au profit du ney, lorsque les intervalles sont un peu moins tempérés, lorsque le trio invite le daf de Francois Verly.

Ou parfois elle est plus balkanique, elle enchaine des pas asymétriques, superpose des fragments mélodiques qui se répondent d’un étage à l’autre, d’un instrument à l’autre.
La trompette ou l’accordéon assurent en alternance les basses rythmiques de l’édifice, et chacun à son tour s’envole dans un chorus virevoltant. Mais malgré la personnalité et la virtuosité des instrumentistes, c’est le son d’ensemble qu’on retient le plus : cet alliage unique et chaud, ces trois souffles qui se tressent et s’entremêlent pour donner ce bouquet qu’on reconnait.
Et quelle joie d’entrer si facilement dans un univers si compliqué ! Les changements de mesure, les tricotages virtuoses, les jongleries sonores se succèdent… et jamais on ne sent l’effort ! Cette musique si difficile à jouer se donne sans réticence et sans retenue : on y entre avec un plaisir simple et délicieux.

Yvan Amar (09-2017)

http://quoideneufdocteur.fr/catalogue/label.htm

La Passe au 27e Salon de la Revue

LA POESIE, UN ART VIVANT ?
SUS AU CONFIT D’ART ET DE POESIE ! PARTICIPEZ A  LA PASSE  encore ALIVE !!!
 Appel à belles contributions au 27e  Salon de la Revue

Sauvage La Passe 10-12 nov 2017 mini[3]

Affiche de Tristan Felix

L’intranquille à Ent’revues

POUR CE NUMÉRO 13 NOUS SERONS 13…

Jeudi 19 octobre à 18h30
ENT’REVUES invite L’INTRANQUILLE

Ent’revues : 4, avenue Marceau – 75008 Paris
(bus 72/63 – métro Alma-Marceau)

Pour accéder à la salle
porte cochère : bouton d’accès
puis escalier gauche • 1er étage

Estaciones de los muertos

Deux de mes textes bilingues paraissent ce mois-ci dans le numéro 21 de la revue Cairns de Patrick Joquel consacré au thème de « L’étranger ». En voici un. A commander aux Editions de la Pointe Sarène C/O Monsieur Patrick Joquel, 5 traversée de l’orée du bois 06370 Mouans-Sartroux.

EXTRANJERAS / ÉTRANGÈRES
 

Extranjera de ti misma / Étrangère à toi-même

en infancia ignorando / dans l’enfance ignorant

tu verdadera identidad cortada / ta véritable identité coupée

de tu comunidad / de ta communauté


distancia franqueada / distance franchie

con tu madre / avec ta mère

sin el mismo idioma / pas la même langue

sin los mismos conocimientos / pas les mêmes savoirs


vergüenza permanente / la honte constante

que no supiese escribir /qu’elle ne sache pas écrire

que ella misma fuese extranjera / qu’elle soit elle-même une étrangère

y finalmente que todo eso se viese / et finalement que tout ça se voie


a pesar de los secretos / malgré les secrets

a pesar del idioma abandonado / malgré la langue abandonnée

a pesar de tu sordera / malgré ta surdité

a pesar de su muerte / malgré sa mort


a pesar de la tuya / malgré la tienne
















 


 

Interventions à venir

19 OCTOBRE À 18H30 : lecture avec la revue L’intranquille invitée par André Chabin à l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine) sur le thème « Particules fines ». IMEC, 4, avenue Marceau 75008 Paris. Détails ICI

10,11,12 NOVEMBRE : Salon de la Revue. Je serai présente au stand de la revue La Passe avec les poètes Tristan Felix et Anne Peslier. La revue disparue mais toujours vivante – fondée par Tristan Felix et Philippe Blondeau – se métamorphosera pour l’occasion en numéros uniques et originaux créés sur le stand même. Plus de détails sur ce happening ICI. Salon de la Revue, Halle des Blancs-manteaux, 48, rue Vieille du Temple, 75004 Paris.

25 NOVEMBRE : Halle Saint-Pierre, représentation des Melting poets à 15h00, avec Philippe Botta, Paul Dalmas-Alfonsi, Tristan Felix, Alain Marc, Anne Peslier, Isabel Voisin, et autres invités. Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard, 75018 Paris.

35e marché de la poésie

Place Saint-Sulpice : Rencontres, signatures des derniers opus de Tristan Felix, samedi 10 et dimanche 11 juin. Présence de la revue La Passe samedi 10 (TF et Philippe Blondeau) et dimanche 11 juin (TF) de 12 h à 18 h (N°s anciens à prix tout petits).

Prouesse: couverture-1Samedi 10 juin à 16 h au stand du CR2L Picardie avec Tristan Felix (textes, chant), Bouboulaté (funambulle), Philippe Botta (sax, flûtes), Eric Quenot (sax) Isabel Voisin et Anne Peslier (textes)

https://www.facebook.com/tristan.felix.773

MARCHÉ DE LA POÉSIE 2017

Dans l’atelier de Nicole Albertini

Depuis lo20170520_162228#1ngtemps déjà je souhaitais voir les sculptures de Nicole Albertini dont je n’avais eu qu’un bref aperçu via un minuscule écran de portable. J’avais alors été saisie par l’importance des pièces, très blanches, la multiplicité des courbes et des béances au cœur de « corps » complexes où l’angoisse semblait rivaliser avec une forme d’apaisement. Je voulais donc tenter de comprendre ce paradoxe, m’y confronter avec mes yeux avec ma chair un corps à corps avec la sculpture en quelque sorte -comment l’appréhender autrement ?-

A Troyes, pour pénétrer dans  l’atelier de l’artiste il faut d’abord franchir une terrasse donnant sur un joli jardin tout en profondeur -ce n’est qu’en m’y promenant un peu plus tard que je verrai apparaître les pierres sculptées et les bronzes qui se cachent parmi les couleurs végétales-. Avançant de quelques pas à l’orée du jardin mon regard se fixe sur un être étrange qui monte la garde derrière une fenêtre. Nicole m’entraîne alors vers l’intérieur.

20170520_162019

Évidemment ce jour-là j’ai oublié mon misérable appareil photo que je remplace par mon non moins misérable téléphone. Je n’arriverai pas à saisir les couleurs ni même le grain, pourtant, au fur et à mesure de ma déambulation, je capte un mouvement puissant. Tous ces mystérieux corps qui me semblaient de prime abord torturés et quelque peu macabres s’animent soudainement dans une danse un peu grotesque, jouant avec leurs ombres, se riant de leur condition : la mort moqueuse m’a semble-t-il ici donné rendez-vous. Et les sculptures me montrent alors leurs multiples visages tantôt lugubres tantôt joyeux ; leurs corps tendus par la  souffrance se délassent d’elle dans le mouvement même, l’emportent dans la danse et la raillent en un même temps. Isabel V

20170520_162118#4

         Eramu in campu

 NICOLE ALBERTINI

Les revenants de guerre vous saluent bien

Par Tristan Felix au théâtre des Blondes Ogresses, 28 rue Etex, 75018 Paris
Samedi 25 février 2017, 16h et 19h  –  Dimanche 26 février 2017, 11h
“S’ils reviennent avec des visions, c’est qu’ils n’ont pas complètement perdu la tête”

vlcsnap-2014-12-25-20h26m01s2081

mardi 27 décembre 2016 JOURNÉE “CROISÉE DES ARTS” — chronercri

L’ATELIER DE L’AGNEAU ET LA REVUE L’INTRANQUILLE À L’AUTRE LIVRE 13 RUE DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE vous invitent à la journée CROISÉE DES ARTS avec LAURE ESCUDIER, JEAN-LUC LAVRILLE, GABRIEL ZIMMERMANN, ISABEL VOISIN, LOUIS-MICHEL DE VAULCHIER, MICHELLE LABBÉ… programme en cours…. et le dessinateur CYRILLE ROUSSAT de 13h à 21h dessin collectif, lectures, musique, vidéos. points […]

via mardi 27 décembre 2016 JOURNÉE “CROISÉE DES ARTS” — chronercri

RECUEIL POSTHUME

La revuesam_4907 spectrale La Passe ressurgit en un recueil posthume dans lequel « des avis de décès carillonnent, des cercueils de poètes à l’œuvre, et dont les tronches bourgeonnent à même l’écorce des châtaigniers, se croisent dans un cimetière plus vif que jamais ; des fantômes de famille se mettent à écrire depuis leur fange, sur les rives d’un cours charriant un spectre, deux poètes allumés enquêtent ; une illustre inconnue remonte à la surface quand une nouvelle recrue sort de l’ombre ; un médecin tente une périlleuse opération de poètes siamois ; d’autres, pérorant sur de fallacieux piédestaux, mettent à l’épreuve l’intelligence poétique ; un troubadour insatiable chante que « le poète est prolixe, bègue et coi », le poète Bithume « se rit de l’ironie des vers ordinaires », le poète à bosse porte la chair de son double ; des chimères doutent d’elles-mêmes, un cadavre bouge encore, le poète en prise avec ses métamorphoses se tâte… », dixit TF.

 

RETROUVEZ TOUTES CES GOULES POÉTIQUES  LORS DE LA PARUTION DU RECUEIL AU PROCHAIN SALON DE LA REVUE (14, 15, 16 octobre, Halle des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris), avec, par ordre d’apparition, P.Blondeau, JJ.Dorio, R.Wallet, P.Conseil, C.Esnault, T.Felix (et son avatar G.Du), JL Rambourt, L.Suel, M.Mourier, P.Dalmas-Alfonsi, I.Voisin, A.Peslier, P.Jaffeux

 

Résonance

Que du bonheur

carné carmin

essensuellement

matière-corps

mort

de la pensée

petite mort

son revers

la male heure

corps-absence

électrochocs

de pensées égarées

dispersion d’astrocytes

décharges

interictales

bonheur coupeur de chair

coupé du monde

mourir

au monde

 

Isabel V, écho au dernier Dissonances sur le bonheur

34e marché de la poésie

Ombres d’Eric Rohmer papillonnent autour de la revue La Passe au stand Picardie-517-

20160611_195745

20160611_195959

                                                                                                                                                                   Au stand de Ficelle -503-en plus de tous les étonnants ouvrages conçus par  Vincent Rougier, on trouvera également le dernier-né de la revue Décharge.

Décharge 170
Intro (Jacmo), Jean-Michel ROBERT : « L’ensemble se tient » (Claude Vercey, Valérie Rouzeau, F-X Farine, Anna Jouy, Jean Pierre Nedelec), Phare dans la nuit (Georges Cathalo) : Unes, Complément au Polder 169 de Thierry Radière (J-C. Belleveaux), Complément au Polder 170 de Géraldine Serbourdin (Ph. Lemaire), Que devient Claude SEYVE ? (Christian Degoutte/Alain Kewes), Cadrage/Débordement : Delfine GUY (Claude Vercey), Emmanuel MERLE : Démembrements, Droit de suite : Thierry PÉRÉMARTI : L’absence intérieure, Il y a poésie (Mathias Lair),  Se mettre à la page (Florence Saint-Roch),  Le Furet : Sophie DESSEIGNE (Claude Vercey), Louis DUBOST : Au ras d’une frontière……  Des voix venues d’ailleurs : Omar Y. SOULEIMANE (Y-J Bouin)- Le Choix de Décharge avec François OLÈGUE, Caroline FOUCHAC, Michel GENDARME, Jacquy JOGUET, Alain SURRE, Johan GRZELCZYKI, sabelle GROUT, Delphine EVANO, Hervé JAMIN, Philippe LEUCKX, Marc BONETTO,Guy CHATY, Lucien GUIGNABEL, Emmanuelle SORDET,  Jeanpyer POËLS, Isabelle VOISIN, Florence BELORGEY-, Diaphragme – Notes de lecture (Jacmo), À l’œil nu (Alain Kewes), Carl Henning PEDERSON, poète (Romain Mathieux), Francis KREMBEL : On n’achèvera pas les vieux chevaux, Bon de sortie : Les Revues-du-mois (Jacmo)
Reprise du sommaire sur le site de Décharge ; photographie Florence Trocmé

voyage d’un poème ratpien

Après avoir traversé La Passe, cheminé dans le dossier consacré à feu cette revue chez Décharge, « Des pieds des pieds des pieds » court à Clermont-Ferrand où Dominique Mans se propose de le mettre en voix mercredi 1er juin, lors des lectures de poésie contemporaine qu’il organise chaque premier mercredi du mois avec la poète Marie Rousset. Merci à lui.poesie

Affichette reprise sur le site de Tisseurs de mots.

Quelques textes

publiés en revue ces derniers temps :
La Passe n°22, L’impasse, texte à deux plumes avec Alejandro Calderón (en deux langues)
Traction-brabant n°66, 3 nouveaux poèmes ratpiens inédits
Décharge n°169 : un ancien poème ratpien repris dans un dossier-hommage à ce que fut La Passe.
A venir, dans un prochain numéro de Décharge, Bourrasque, une « respiration » (ça nous changera !!!)

Mise en bouche avec un extrait ici TB66
Butinez donc aussi ou encore là-bas  sur les sites de La Passe et Décharge.

Fernell Franco à la Fondation Cartier

Très belle rétrospective à la Fondation Cartier, où le documentaire et l’art se rejoignent pour proposer une autre appréhension du réel. Fernell Franco, photographe colombien, travaille le matériau après la prise : absence de fixateur, réhaut des couleurs, ajout de produits chimiques, collages précipitent la disparition, l’évanescence ou la dislocation : mémoire et disparition sont au coeur de ce travail qui magnifie les âmes populaires de Cali. Son ami Oscar Muñoz lui dédie ici une œuvre.

Jusqu’au 05 juin 2016 à la Fondation Cartier

fernell-franco-1-2130803311

Photographies du site http://www.parisbouge.com/mag/articles/fernell-franco-la-ville-de-cali-claire-et-obscure-a-la-fondation-cartier-2646

Soutenir le film Salafistes

369457

Il n’est pas compréhensible que ce film passe dans si peu de salles, alors même qu’il permet de comprendre les techniques de prise de pouvoir de l’EI, fondées sur le prêche, l’effroi et la séduction. En effet, sont mis en parallèle les prêches de religieux cultivés et les exactions commises au nom de la charia, mais aussi divers éléments de séduction. Ainsi, face caméra, un prêcheur affirme-t-il sur une voix doucereuse que Mohamed Merah n’aurait pas tué d’enfants, que ce serait un coup monté (où l’on retrouve les techniques habituelles du négationnisme) ; un jeune homme d’affaires présente son site propre à attirer la jeunesse avec notamment des articles de mode pour le djihadiste lambda tandis qu’une boutique tunisienne fait commerce de tous ces petits articles dont sont férus ceux qui rêvent de combattre en Syrie (drapeaux de l’EI, niqab, etc.) ; pendant ce temps, des mains sont coupées, des corps sont fouettés, lapidés, ou circulent dans des cages, d’innombrables personnes sont assassinées d’une balle dans la tête ; quant à la musique, la cigarette ou l’alcool, et tout ce qui pourrait avoir trait aux plaisirs de l’existence humaine, ils sont interdits sous peine de sévices.

Pas besoin de beaucoup de finesse d’esprit pour comprendre le point de vue critique des réalisateurs, qui mettent ici à nu la pauvreté de l’argumentaire où se côtoient vérités et mensonges, juxtaposée à la cruauté bien réelle des exactions.

Or, on nous a martelé qu’il n’y avait pas de voix off, que le point de vue était ambivalent, la critique peu claire :

C’est occulter totalement l’omniprésence de la musique tout au long du film, qui est un excellent contrepoint –une forme de voix off- aux propos des prêcheurs la condamnant à intervalles réguliers, et je m’étonne qu’aucun critique du film ne s’en soit aperçu…

C’est oublier un peu vite les questions des réalisateurs, dont on entend la voix, qui ont sans doute été verrouillés plus d’une fois sur ce point, étant donné les risques encourrus en allant interroger des djihadistes sur leur propre terrain. On perçoit cependant très bien une différence quant à leur liberté de parole en Mauritanie ou en Tunisie : leur point de vue transparaît en miroir dans les réponses mêmes des personnes interrogées.

C’est oublier un peu vite certaines scènes qui n’ont pas manqué de faire sourire les spectateurs, de par la pauvreté du discours, en particulier celle du prêcheur qui justifie qu’un homme vaut deux femmes par cet argument extraordinaire : « c’est le secret de Dieu » !

C’est oublier un peu vite le gros plan final sur un touareg défiant les djihadistes en leur soufflant la fumée de sa pipe au visage par le truchement de la caméra (précisément l’affiche du film).

Enfin c’est oublier complètement la dédicace aux victimes de Charlie Hebdo qui n’ont eu cesse de leur vivant de dénoncer ces fous de dieu et l’ont payé de leur vie.

Une amnésie et une absence totale de recul semblent donc avoir soudainement frappé les critiques de manière quasi unanime : l’envers même d’une critique digne de ce nom. Ces mêmes critiques qui encensèrent le très bon film Timbuktu réalisé justement à l’appui des images, interviews et recherches des auteurs de Salafistes.

Enfin, soulignons cet autre paradoxe, alors que certains s’inquiètent sur le risque de l’amalgame que pourrait provoquer ce film, on constate ici que ce sont les prêcheurs eux-mêmes qui se complaisent dans l’amalgame, qu’il soit religieux, historique ou lié aux nations, ceci dans le seul but de convertir un maximum de personnes à leur épouvantable combat, qui consiste non pas à libérer qui que ce soit d’un quelconque joug, mais à priver, à enfermer, à condamner au fouet, à l’amputation ou à mort toute personne allant à l’encontre de la charia, le tout permettant d’assouvir leur insatiable soif de pouvoir.

Isabel V

NB Audience de référé ce jour, suite à deux requêtes de la société éditrice du film contre la décision du ministère de la culture d’interdire le film aux mineurs de moins de 18 ans (source RFI).

Remède contre la nausée valentinesque

Rien de tel pour faire passer le goût par trop sirupeux de ce week-end valentinesque annoncé à grands renforts de pubs et d’irruptions multiples dans nos messageries que ce morceau du  Manque. A mon avis, une de leurs meilleures chansons sur un graphisme très envoûtant. Un début dans le style rock alternatif -je pense aux Garçons Bouchers en particulier- rythmé par les interventions d’une  voix douçâtre que trucide au final la parole poétique.

John Trudell

Dans le chaos parisien de ce dernier trimestre 2015 la mort de John Trudell ne m’était pas parvenue. Appris son décès sur le site http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2016/01/index.html de Cathy Garcia. Une grande voix s’est éteinte.

Une de ses dernières apparitions :