35e marché de la poésie

Place Saint-Sulpice : Rencontres, signatures des derniers opus de Tristan Felix, samedi 10 et dimanche 11 juin. Présence de la revue La Passe samedi 10 (TF et Philippe Blondeau) et dimanche 11 juin (TF) de 12 h à 18 h (N°s anciens à prix tout petits).

Prouesse: couverture-1Samedi 10 juin à 16 h au stand du CR2L Picardie avec Tristan Felix (textes, chant), Bouboulaté (funambulle), Philippe Botta (sax, flûtes), Eric Quenot (sax) Isabel Voisin et Anne Peslier (textes)

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MARCHÉ DE LA POÉSIE 2017

Dans l’atelier de Nicole Albertini

Depuis lo20170520_162228#1ngtemps déjà je souhaitais voir les sculptures de Nicole Albertini dont je n’avais eu qu’un bref aperçu via un minuscule écran de portable. J’avais alors été saisie par l’importance des pièces, très blanches, la multiplicité des courbes et des béances au cœur de « corps » complexes où l’angoisse semblait rivaliser avec une forme d’apaisement. Je voulais donc tenter de comprendre ce paradoxe, m’y confronter avec mes yeux avec ma chair un corps à corps avec la sculpture en quelque sorte -comment l’appréhender autrement ?-

A Troyes, pour pénétrer dans  l’atelier de l’artiste il faut d’abord franchir une terrasse donnant sur un joli jardin tout en profondeur -ce n’est qu’en m’y promenant un peu plus tard que je verrai apparaître les pierres sculptées et les bronzes qui se cachent parmi les couleurs végétales-. Avançant de quelques pas à l’orée du jardin mon regard se fixe sur un être étrange qui monte la garde derrière une fenêtre. Nicole m’entraîne alors vers l’intérieur.

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Évidemment ce jour-là j’ai oublié mon misérable appareil photo que je remplace par mon non moins misérable téléphone. Je n’arriverai pas à saisir les couleurs ni même le grain, pourtant, au fur et à mesure de ma déambulation, je capte un mouvement puissant. Tous ces mystérieux corps qui me semblaient de prime abord torturés et quelque peu macabres s’animent soudainement dans une danse un peu grotesque, jouant avec leurs ombres, se riant de leur condition : la mort moqueuse m’a semble-t-il ici donné rendez-vous. Et les sculptures me montrent alors leurs multiples visages tantôt lugubres tantôt joyeux ; leurs corps tendus par la  souffrance se délassent d’elle dans le mouvement même, l’emportent dans la danse et la raillent en un même temps. Isabel V

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         Eramu in campu

 NICOLE ALBERTINI