Le kiosque de Rita Quoi ?!

RENDEZ-VOUS VENDREDI 09 AOÛT ENTRE 16h00 ET 19H00

BÉCHEREL, ROUTE DU LAVOIR

 

Vidéo : Marie Buard et Rito Musique : Lo’ Jo « Au café des immortels » Fonetiq Flowers ( avec l’aimable autorisation de Denis Péan.)

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Isa chez Rita

Mes p’tits poèmes et moi nous rendons chez Rita le 09 août. Cette fois les poèmes ratpiens prendront vraiment le train ça changera du métro puis je ne les emporterai pas seuls puisque dans l’écrin d’Un Filet d’encre et surtout en compagnie d’Estaciones de los muertos — on remarquera la constance des stations… — direction Rennes rencontres enregistrements à Bécherel. Je voyagerai avec quelques dames présentes ou passées renommées ou plus confidentielles aux doux noms de Décharge Écrits du Nord La Passe A l’Index ou Traction-brabant bien calées sous mon bras. Ensemble nous irons avec Rita respirer l’air des cha/nts/mps caresser ses moutons vocaliser dans le micro flambant neuf. « Ce sera tout à fait Comme à la radio », mais dehors :

VENDREDI 9 AOÛT – 15H00-19H00 – BÉCHEREL ROUTE DU LAVOIR

les moutons

LE KIOSQUE DE RITA: LE SITE ICI

Passe sauvage 2017

 

p2-3

V. Rochetti, Isabel V. et ? en Passe Sauvage

Salon de la Revue 2017 : « Revue semestrielle fondée en 2003 par les poètes Philippe Blondeau et Tristan Felix, La Passe est en apnée depuis 2015. […] Impulsée par Tristan Felix cette fois, elle s’ensauvage en 2017 au Salon de la Revue n°27, offrant une expérience inédite de création improvisée en direct, sur une grande table tournante : en trois jours langues étrangères, imaginaires, calligraphies, poèmes, contre-poèmes, collages, dessins, proses, lettres, aphonismes, prières, portées musicales, palimpsestes – dont nous offrons quelques images en guise de preuve – ont donné jour à un premier recueil bigarré, polyphonique » Tristan Felix.

Recueil créé au Salon de la Revue 2017 à l’initiative de Tristan Felix

Avec les contributions de :

Guillaume Basquin, Hervé Borrel, Philippe Botta, Paul de Brancion, Angèle Casanova,Vania Chokrollahi, Paul Dalmas-Alfonsi, Aurore Dourthe, Claire Fajon, Françoise Favretto, Tristan Felix, Frédéric Fiolof, Xavier Frandon, Myrto Gondicas, Romain Joquel, François Lescun, Patrice Maltaverne, Antoine Moreau, Maurice Mourier, Pascaline Mourier-Casile, Hélène Parent, Denis Parmain, Anne Peslier, Virginie Rochetti, Alberto Todirica, Marc Verhaverbeke, Isabel Voisin, Gabriel Zimmerman, Marie Willaime, Robert Willaime.

L’expérience devrait être reconduite au prochain Salon de la Revue en 2019

Stations des morts : l’œil de MC San Juan

Le site de la revue À l’Index reprend la lecture de MC San Juan publiée également sur le le blog de celle-ci, Traces nomades, à propos du n°37 de la revue.

Sur Estaciones de los muertos, Invierno / Stations des morts, Hiver, voici ce qu’elle écrit :

Mais avec les poèmes d’Isabel Voisin, je reviens à l’espagnol.

Sombre sujet.

Estaciones de los Muertos / Stations des Morts, Invierno.

coplas peu orthodoxes 

« Enterrada viva me como

la tierra del cementerio

en el suelo olvidada’

 

« Vivante enterrée je mange

la terre du cimetière

sur le sol oubliée »

 

« la muerta me mira » / « la morte me regarde »

 

Sin raíces todo

se tambalea

y la tierra

se descompone

 

Sans racines tout

chancelle

et la terre

se décompose

.

Vois-tu Lucia

c’est maintenant mon tour de compter

pero José María

no bailaba

.

Questionnement sur le rapport avec la mort en soi de la mort de l’autre.

et pourtant la recherche de ce qui vit..

Ainsi elle « attrape »

« una transparencia un destello »… « une transparence une lueur »

(…)

« a veces / un canto de pájaro »… « parfois / un chant d’oiseau »

Méditation, ici, sur ce qui fait qu’on s’ancre à la terre malgré ce que la mort peut attirer de nous, parce qu’il y a en nous aussi l’attrait pour la lumière du vivant, des choses simples, comme le passage d’un oiseau. Et, c’est essentiel, aussi, chez Isabel Voisin, méditation sur l’enracinement dans nos langues, quand on pense dans un monde intérieur bilingue, même si on perd un peu ce bilinguisme, parfois. Cela nourrit sa conception de l’écriture, où elle fait se croiser l’espagnol et le français. Dans le « puits infini du miroir » … « pozo infinito del espejo », elle regarde un visage, des racines, des mots entrelacés, et la question de l’identité.

***

Merci à MC San Juan, très touchée de sa lecture. Petite précision malgré tout : je ne suis pas bilingue. J’ai découvert les coplas flamencas lors d’une première rédaction de ces textes en français alors que je m’initiais au baile flamenco. La rencontre avec cette poésie populaire a été une révélation quant à ce qu’il pouvait me rester d’une identité perdue, empreinte dans la langue à mon insu. L’apprentissage de l’espagnol est venu après, me permettant un travail de tri, de réorganisation et de réécriture du recueil en passant par une langue enfouie, cette langue qui aurait dû être ma langue maternelle, disparue dans l’immigration. L’exil finalement toujours se transmet.

Dans le cœur / une ombre / double espagnol —insaisissable— / Nous coupant en deux / entre ce que nous sommes —là maintenant— / et ce que nous ne serons / jamais plus